Art

Les 8 expos du moment à ne pas manquer

Peinture, photographies, graffitis...la programmation culturelle en cette fin d'année s'annonce riche en émotions et haute en couleurs. Tour des galeries marocaines. À vos agendas!
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Mohamed Mourabiti à Abla Ababou Galerie

Entre petits formats et œuvres monumentales aux formes déstructurées, Mourabiti revient sur la scène artistique Rbati avec un travail différent. Ses anciens marabouts et ses antennes paraboliques se gorgent de lumière et de couleurs. Des formes nouvelles comme le triangle et des motifs floraux envahissent ses toiles. L’artiste autodidacte ose sans pour autant se détourner de son discours originel. Peut-être est-ce l’audace de la maturité. 

Jusqu'au 30 novembre 2018 à Abla Ababou Galerie. Rabat

Arnaud Liard & L'Outsider à David Bloch Gallery

Issu de la scène graffiti parisienne, Arnaud Liard s’intéresse au hasard de la destruction, à l’aléatoire des architectures meurtries par les bulldozers. Lorsque des murs abattus surgissent les fers à béton, tels des plantes invasives survivant à la démolition. De son côté, Yann Le Berre, alias L’Outsider, bien que souffrant de dyslexie aiguë, il a constamment travaillé avec les lettres et les mots. Progressivement, il développe un style caractéristique façonnée par l'architecture, le graphisme, l'art contemporain et élargie par la diversité des cultures qui l'inspirent.

Jusqu'au 19 novembre 2018 à David Bloch Gallery - Marrakech

Morran à So Art Gallery

Une exposition qui donne à voir des oeuvres et une diversité de matières, plexiglas, corne de buffle, acier, laine, matériaux qui rattachent à la terre et représentent des souvenirs tangibles de l’enfance de Morran. Toutes ces matières, travaillées entre les doigts de l’artiste, nous enmènent vers l’imaginaire, interpellent et invitent à la curiosité du regard et au rêve de chacun.

Du 15 Novembre 2018 au 8 Décembre 2018
à So Art Gallery

Mohamed Lekleti à Loft Art Gallery

Lekleti désarticule le monde et le reconstitue en associations nouvelles qui modifient notre perception. Par le dessin et les techniques mixtes, il détourne le procédé de la chronophotographie cher à Étienne-Jules Mary ou Eadweard Muybridge et analyse le mouvement des êtres et des choses. Il privilégie l’instant prégnant pour mieux nous permettre de sonder l’invisible, ce que l’œil ne perçoit pas. Par la succession d’images dessinées et la multiplication des parties d’un réel reconstructible, il instaure quelque chose d’indéterminé qui génère une sorte de malaise diffus.

Jusqu’au 17 novembre 2018 à Loft Art Gallery. Casablanca.

Ahmed Hajoubi au Sofitel Marrakech

L'exposition, qui se prolongera jusqu’à Janvier, mettra en avant une collection de peintures inscrites sous le symbole de l’altérité et de l’altruisme et la somme de ventes des œuvres sera reversées à l’association Béni-Snassen, parrainée par Hicham El Guerrouj. Procédant d’une dynamique indépendante de la forme et de la matière, les œuvres donnent à voir un univers dont elles semblent s’émerveiller elles-mêmes. La volonté créatrice y est constamment conjuguée à une résignation jubilatoire à restituer son autonomie à l’art.

Dès le 23 novembre 2018 au Sofitel Marrakech.

Iconographies de la rue à la Galerie Delacroix

Iconographies de la rue, un projet qui mène une réflexion autour des actions qui se passent dans la rue et des esthétiques qui se créent à partir d'elles. La rue est un espace d’interaction de tous les tissus sociaux, de rencontre et de confrontation des différentes individualités. Cette espace crée des situations dans lesquelles l’échange, la négociation et l’esthétique sont perpétuellement façonnés par les citoyens. La rue est ainsi un lieu de production constant, baignée dans un contexte globalisé et qui se trouve au milieu des multiples influences politiques, économiques et sociétales. Au commandes: Soukaina Aziz El Idrissi, Khalid El Bastrioui, Salim Bayri, Laila Hida, Lina Laraki, Youssef Ouechen et Othman Sellami.

Jusqu'au 1er décembre à Galerie Delacroix de L'Institut Français. Tanger.

Jean-Daniel Lorieux au Sofitel Essaouira

Une rétrospective de l’un des plus célèbres photographes de mode français et grand amoureux du Maroc. Son style est marqué par des clichés couleur très contrastés, avec une construction graphique unique où la mode explose sur des femmes ou des hommes hors du commun, faisant souvent ressortir un érotisme distingué. Ayant en parallèle été initié à la peinture par Andy Warhol à New York, il s’affirme par la suite comme le portraitiste pop Art des plus grandes personnalités.

Jusqu'au 7 décembre 2018 au Sofitel Mogador Golf & Spa. Essaouira.

Leila Alaoui au musée YSL Marrakech

Impossible en effet de ne pas être sensible à la forte dimension picturale des images de Leila Alaoui. Les très grands peintres de portraits de l’histoire de l’art, un Tintoret, un Van Dyck, un Ingres, ont souvent eu recours au dispositif qu’à son tour elle adopte : un fond neutre (ici noir), une frontalité assumée. Comme dans le portrait classique aussi, la place prise par le vêtement, qu’il soit somptueusement coloré ou banalement quotidien, fait presque oublier la présence des corps. Ce n’est certes pas la séduction que visent les femmes et les hommes qui se sont livrés à l’objectif de Leila Alaoui. En revanche, l’abolition du corps par le costume autorise une véritable épiphanie du visage. Aussi, d’œuvre en œuvre, retient-on surtout des visages, des regards. Des regards qui nous accompagnent longtemps après la sortie du musée.

Jusqu'au 5 février 2019 au musée YVES SAINT LAURENT, Marrakech.

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