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Bouillon de culture: Asmaa Lamrabet

Cette femme médecin hématologue, spécialiste du diagnostic du cancer chez l’enfant à l’hôpital Avicenne de Rabat, est aussi une féministe engagée.
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Directrice du Centre des études féminines en islam au sein de la Rabita des oulémas du Maroc, elle a en effet entrepris de déconstruire les interprétations patriarcales du Coran afin d’en offrir une lecture dépolitisée pour permettre aux femmes de s’émanciper. Par ailleurs chercheuse et écrivaine, elle nous livre ses coups de coeur culturels.

"Le genre musical que j’écoute dépend de mon humeur du moment. Pour les matins heureux, j’aime la musique espagnole d’Ana Belen ou les rythmes latino de Luis Miguel. Dans mes moments de nostalgie, je me penche vers des artistes tels que Michel Berger, Simon & Garfunkel ou l’irremplaçable Fairouz. J’aime aussi Nabila Maan, Elton John ou les artistes New Age comme Yanni ou Enya. Ces musiques me rechargent spirituellement".

Mes livres

"Actuellement, les essais sur des questions contemporaines me passionnent. Je lis beaucoup d’oeuvres de penseurs tels que Edgar Morin ou Abed el Jabri. Je n’oublie pas non plus de me réserver un moment, le soir, pour lire les classiques de la mystique musulmane comme Ibn Arabi, Al Muhassibi, el Attar..."

Mon cinéma

"J’aime les films romantiques et j’avoue être un peu “fleur bleue”. Je peux revoir avec plaisir des comédies comme Vous avez un message, avec Meg Ryan et Tom Hanks. J’ai aussi revu plus d’une dizaine de fois E.T. de Spielberg en pleurant systématiquement à la fin du film. J’apprécie également les films égyptiens en noir et blanc avec Fatin Hamama et Omar Sharif et les films marocains comme Une porte sur le ciel de Farida Benlyazid ou À la recherche du mari de ma femme, de Mohamed Abderrahmane Tazi".

Ma peinture

J’aime l’art moderne en général, l’impressionnisme de Van Gogh ou le fauvisme de Matisse, avec une affection particulière pour la période bleue de Picasso. J’aime surtout les peintres engagés qui ont fait de leur art une voix. Je pense à Diego Rivera et ses fresques révolutionnaires sur les édifices officiels de Mexico City. Les tableaux d’Oswaldo Guayasamin me procurent aussi beaucoup d’émotion. Il s’est inspiré du contexte politico-social en Équateur et en Amérique latine du milieu du XXe siècle pour réaliser des oeuvres qui dénoncent le racisme, la discrimination et l’oppression des pauvres".

Mes cafés

"Prendre un cappuccino (un vrai !) dans un petit café du quartier gothique de Barcelone est pour moi le summum du plaisir. Tout comme siroter un thé à la menthe dans le vieux café des jardins de l’Oudaya ou déguster un gâteau en famille à la pâtisserie Au délice de Rabat, sans doute en souvenir de mes années de lycée, quand on allait grignoter un mille-feuille super croustillant entre copines après les cours".

Mes musées

"Deux musées m’ont laissée sans voix. Le premier est le musée du Caire, qui regorge de trésors sur l’Humanité. Voir ces milliers de momies et de reliques en or ne peut pas laisser insensible. Le second est le Musée national d’anthropologie de Mexico. Il faut plusieurs jours pour le visiter entièrement, cela donne une idée de l’ampleur et de la richesse de la civilisation maya".

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