Hommes

Simo Benbachir, en toute intimité

Le journaliste people et jet-setteur invétéré Simo Benbachir prend la pose et se livre sans détour à L’O ffi ciel Hommes Maroc. Et il ne mâche pas ses mots dans cette interview où il évoque sa vie entre L.A., Dubaï et Casablanca, les vraies et les fausses stars qu’il côtoie, sans oublier d’égratigner quelques personnages publics au passage.
Reading time 8 minutes
Simo Benbachir en toute intimité

Entre journaliste people et jet-setteur, comment vous défi niriezvous!?

À vrai dire, je n’aime pas trop les titres. Je dirais que j’aime bien naviguer entre ces deux mondes que sont le journalisme et le show-biz, mais je dois en même temps jongler avec les RP. Je préfère le terme de reporter à journaliste.


Comment a débuté votre aventure dans ce monde impitoyable qu’est le « show-biz-journalisme »!?

J’ai passé mon enfance en Italie, de l’âge de 3 mois à 11 ans, avant de débarquer au Maroc, à Fès. À quinze ans, j’étais déjà branché Hollywood, j’étais fan de Madonna qui me fascinait par son engagement contre le sida. C’était durant les années 90 et à cette période, j’avais perdu un proche frappé par la maladie. On a décidé alors avec mes amis de créer une association, Le Ruban rouge, pour sensibiliser les gens à travers des campagnes. Et ça a marché. En 1998, j’ai débuté ma première chronique sur 2M, toujours pour parler prévention. Par la suite, beaucoup de stars locales et internationales nous ont apporté leur soutien et je me suis alors improvisé intervieweur pour l’émission. La suite s’est enclenchée naturellement, je suis parti étudier le journalisme et suis devenu reporter people. 


Vous vivez et travaillez à Los Angeles. En quoi consiste exactement votre job!?

Je suis correspondant de Arabia News, une chaîne appartenant à MBC. Je couvre divers sujets, des évènements, des avant-premières et j’en profi te pour interviewer des célébrités… Je tiens une chronique en anglais qui dure cinq à sept minutes et qui est diff usée chaque semaine avec un invité. Je fais aussi des interviews promotionnelles quand je viens au Maroc.


Vous semblez être comme un poisson dans l’eau à Los Angeles, comment se déroulent vos journées là-bas ?

Cela fait deux ans et demi que je suis là-bas en full time. J’habite à West Hollywood, j’adore cet endroit, c’est calme et très agréable. Et moi qui rêvais de faire du show-biz à Los Angeles, je suis gâté, car c’est ici que tout se passe. Vous sortez dans la rue, vous tombez à coup sûr sur une célébrité. C’est vrai, j’ai un train de vie plutôt sympathique entre le Maroc, Dubaï et Los Angeles. J’ai toujours des choses à faire où que je sois, des réunions, des rendez-vous, des interviews... Sans oublier que je dois constamment alimenter mon compte Instagram pour tous les gens qui me suivent un peu partout.

Vous côtoyez beaucoup les stars, quelles sont celles qui vous ont le plus marqué ?

Aux États-Unis, le rêve de chaque journaliste, ce sont les Oscars. J’ai la chance de les couvrir depuis quatre ans maintenant, et je crois que c’est ma meilleure expérience. Les stars qui m’ont marqué? Charlize Theron ! Elle est magnifique et d’une grande simplicité. Celle que j’apprécie moins : Angelina Jolie. C’est une très bonne actrice qui est tout sourire quand vous l’interviewez, mais qui devient très désagréable dès que la caméra n’est plus sur elle. Mais c’est aussi ça Hollywood... Sinon, on est très sollicités par les publicitaires, les attachés de presse, les managers… Ils recherchent de la visibilité au Moyen-Orient et les gens du Moyen-Orient de leur côté veulent être connus aux États-Unis, donc je joue les intermédiaires.


Vous êtes très ami avec RedOne, vous vous voyez souvent!?

J’ai découvert RedOne en 2010, j’étais l’un des premiers à l’interviewer aux États-Unis dans son studio. Je travaillais à l’époque pour Nessma!TV, il commençait à peine à être connu au Maroc et moi je l’interviewais en darij a. Les gens me disaient : « Mais c’est qui ce mec, il parle en marocain!? ». Je répondais : « C’est un Marocain qui a gagné les Grammy Awards ».! Huit ans après, on est toujours amis. Je figure même dans ses deux derniers clips. On se voit souvent là-bas et ici au Maroc. 


Est-ce difficile d’entretenir des relations suivies avec les artistes?

Le milieu du show-biz est plein d’hypocrisie, pire que dans notre société... Et donc pour garder des relations avec des artistes, il faut vraiment les connaître. J’ai la chance d’avoir connu des artistes au début de leur carrière et dont la célébrité ne leur est pas montée à la tête. 


Et en ce qui concerne les artistes marocains!?

Eux, on les retrouve souvent aux mêmes endroits, c’est toujours les mêmes. Le problème avec nos célébrités, c’est que hors des frontières, elles redeviennent des personnes lambda. L’autre problème, c’est que la plupart ne dégagent pas grand-chose, ni dans leur façon de se conduire ni de s’exprimer. On est dans le calcul quand ce n’est pas dans la rancune ou le règlement de compte. C’est assez malsain fi nalement. Au Maroc, il existe un mélange des genres, c’est pour cela que très peu arrivent à percer à l’international.


Quelle différence y a-t-il avec les artistes Américains ?

Aux États-Unis, le principal est que tu fasses correctement ton travail. Tu es sérieux, alors tout le monde va vouloir bosser avec toi. Moi je n’ai pas fait d’études dans de grandes écoles américaines, je n’ai pas l’accent d’ici mais la chaîne m’apprécie et les gens réclament mes services. Je reste avant tout professionnel. 


Vous êtes très suivi sur les réseaux sociaux, comment gérez-vous vos followers?

Oui, je suis très branché réseaux sociaux. J’essaye de répondre à tout le monde même si je n’ai pas souvent le temps, mais je n’oublie jamais que c’est grâce à eux que j’ai cette notoriété aujourd’hui, car tout ce que je déclare peut devenir viral. Donc c’est très important de les garder et de maintenir une bonne relation avec eux. Mais, je donne aussi des conseils à tous ceux qui veulent partir à l’étranger et mener une carrière comme la mienne. Ce sont les demandes qui reviennent souvent. 

/

L(intégralité de l'interview est à découvrir dans le N° de L'Officiel Hommes Maroc,
actuellement en kiosques.

Articles associés

Recommandé pour vous