JOAILLERIE & HORLOGERIE

9 pierres précieuses ayant marqué l'histoire

Leur grâce naturelle aura séduit impératrices, reines et autres têtes couronnées. Saphirs, jades ou encore émeraudes, de part leur rareté et leur magnifique, retour sur ces gemmes précieuses désormais légendaires.
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Jade millénaire

Passionné par l’art chinois, Cartier a largement utilisé le jade dans ses créations Art déco. Jusqu’au 16 janvier, le musée Guimet à Paris met à l’honneur une sélection de vingt-six créations en jade issues de lacollection du célèbre joaillier. Une occasion de redécouvrir la gemme millénaire et notamment le collier de vingt-septboules de jadéite (le jade impérial), toutes issues d’un même bloc.

Collier (1934), jadéite, platine, or, diamants, rubis, Cartier.

La cantatrice

Parmi les pierres entrées dans la légende, certaines portent (honneur suprême !) le nom de leur auguste détenteur, comme le “Walska Briolette”. C’est un diamant jaune de 92,62 carats, ainsi nomméen référence à sa taille en goutte facettée et à son ancienne propriétaire, la cantatrice polonaise Ganna Walska.

Clip "Oiseau" (1971 - 1972) en or, émeraudes, saphirs, diamants jaunes et blancs, Van Cleef & Arpels. 

Sublime espoir

Difficile de ne pas évoquer le “Hope”. Ce sublime diamant de 45,52 carats, rapporté des Indespour être vendu à Louis XIV, fut volé pendant la Révolution. Pierre Cartier le revendit à l’héritière américaine Evalyn Walsh McLean en 1911. Il s’admire désormais au Smithsonian, à Washington, depuis que Harry Winston en a fait don au musée.

Le diamant Hope monté par Cartier en 1910 en pendentif dans un entourage de diamants.

Au Louvre

On ne présente pas le “Régent”, sûrement le plus célèbre diamant au monde, le plus beau aussi. Découvert en Inde dans les mines de Golconde, taillé en Angleterre, racheté au gouverneur Thomas Pitt par le régent Philippe d’Orléans en 1717, il a servi de parure à toutes les têtes couronnées et s’admire désormais au Louvre. Ce que l’on sait moins, c’est que l’auguste pierre est passée dans les mains de Marie-Étienne Nitot, le fondateur de Chaumet, qui en fit l’ornement du glaive de Napoléon I .

Serti mystérieux

Commandé par Mahmoud Fakhry Pacha, ministre des Affaires étrangères et ambas-sadeur de la Légation égyptienne à Paris, pour la princesse Faouzia d’Égypte (la fille du roi Fouad Ier et dela reine Nazli), le clip “Pivoine” est composé de 640 rubis birmans (100 carats au total) en serti Mystérieux.Un prodige.

Clip “Pivoine” (1937) en platine, or, rubis et diamants, Van Cleef & Arpels.

Mille carats

C’est le poids total du collier de cérémonie de sir Bhupinder Singh, maharadjah de Patiala, le plus grand collier jamais réalisé par Cartier. Une commande de 1928, créée autour de cet exceptionnel diamantjaune de 234,69 carats, que les Parisiens connaissaient bien, puisqu’il avait été présenté en 1889 lors de l’Expositionuniverselle.

Dimensions extravagantes

Cartier présentait il y a deux ans le bracelet “Romanov” qui mettait en lumière un saphir de Ceylan, d’une superbe forme coussin et d’un poids prodigieux : 197,80 carats. Cette pierre aux dimensionsextravagantes était passée entre les mains de la tsarine Maria Feodorovna (1847-1928). Le gouvernement soviétique le céda dans les années 1920. Il fut alors monté une première fois en collier par Cartier pour la cantatrice Ganna Walska avant de réapparaître dans les stocks du joaillier en 2013.

L'impératrice Eugénie

Immanquable: jusqu’au 17 janvier, le musée d’Orsay présente trente-cinq bijoux Mellerio dans le cadre de son exposition consacrée au Second Empire. L’occasion de se laisser étourdir une fois deplus par l’insolente vitalité d’une maison plusieurs fois centenaire. On reste confondu devant la virtuosité de la grandebroche “Plume de paon pierreries”, créée pour l’impératrice Eugénie en 1868.

Broche en saphirs et rubis calibrés, diamants, émeraudes, argent sur or, Mellerio.

la mariage du siècle

L’union entre de Dorothy Pinto et de James de Rothschild en 1913 fut l’un des plus mémorables mariages du siècle, parce qu’il réunissait deux des plus illustres familles, l’une ashkénaze, l’autre séfarade, de la diaspora juive. Mais aussi parce que les pierres précieuses – des trésors de famille – confiées à Louis Boucheron pour la corbeille de mariage étaient admirables. On reste encore aujourd’hui ébloui par le collier de perles et de diamants créé pour la jeune mariée.

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