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À Buenos Aires, le street art est roi

On y peint la vie, le désespoir, la misère, la joie, la fête, l’amour, le tango, la vie au quotidien. Les peintures cachent la misère, en sont l’écho.
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Quartier de la Boca, Buenos Aires, fin du XIXème siècle. Les migrants débarquent par milliers, miséreux, exploités. Ils construisent leurs maisons de bouts de métal récupérés sur les bateaux, les chantiers. Ce qui est devenu l’épicentre du tourisme à Buenos Aires, un côté Place du Tertre argentin, devient le premier terrain d’essais de peintures murales. On y peint la vie, le désespoir, la misère, la joie, la fête, l’amour, la prostitution et l’alcoolisme, le tango, la vie au quotidien. Les peintures cachent la misère, en sont l’écho.

Une tradition qui renaît dans les années 1970, sous la dictature. Les murs de la capitale argentine deviennent supports politiques, tableaux d’insurrections, de contestation. Le béton se couvre de tableaux, parfois succincts, souvent travaillés.

Avec la crise de 2008, ses ravages en Argentine, le Street Art prend tout son essor à Buenos Aires. Des quartiers entiers deviennent galeries à ciel ouvert. Les thèmes peuvent être subversifs, lyriques, politiques. Les artistes travaillent en solo ou en groupe. Le Street Art s’invite à l’intérieur des maisons, des appartements, sur les stores de magasins, sur les camions, les poubelles. Dans le quartier de San Telmo, à Palermo, à La Boca, près de la gare ferroviaire de Once, la ville devient un musée en plein air. Segatori et Nora Basilio, Dario Parvis, Juli Casas et Gordo Pelota, les noms des muralistes de Buenos Aires font bientôt le tour du monde. La mairie de la capitale fait appel à eux pour reconquérir des quartiers mal famés, les peindre, les réinventer. A Buenos Aires le Street Art est roi et des visites organisées permettent de le découvrir en des balades joyeuses, poétiques.

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