Femmes

Clotilde Courau : "Notre combat va au-delà du cinéma"

Parmi les 82 femmes qui montaient hier les marches du Palais des Festivals, la comédienne nous racontait, un peu plus tôt dans l'après-midi, la genèse d'un collectif : "50/50 en 2020".
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Vous vous préparez à fouler le tapis rouge, ce soir, aux côtés de 81 femmes. Qui est à l’initiative de ce mouvement ?

Le collectif 50/50 en 2020. Ensemble, avec productrices, techniciennes, réalisatrices, comédiennes, nous nous battons pour atteindre la parfaite parité d'ici 2020. Le mouvement est parti de l’industrie française, sous l'impulsion de la nouvelle génération - je pense notamment à Rebecca Zlotowski, Céline Sciamma... Nous nous sommes toutes réunies il y a quelques temps au CNC (le Centre national du cinéma et de l’image animée, ndlr), puis Cannes est arrivé, et l'idée d'y marquer les esprits s'est imposée comme une évidence.

Votre objectif est de faire rayonner le mouvement au-delà du cinéma…

Tout à fait. Ce mouvement prend racine dans notre industrie, mais l’image du cinéma - et ce que nous véhiculons en tant que femmes - jouant un tel rôle dans l’identification des générations futures, il s’applique à toutes et à tous.

Comment vous, Clotilde Courau, mettez-vous en œuvre cet engagement ?

En choisissant de jouer dans des films engagés, en travaillant pour et avec des réalisatrices... "La Fête des mères", dans lequel je joue, se penche sur un sujet qui nous interroge et qui nous réconcilie : la difficulté à être mère mais aussi à être femme. Parfois, la tyrannie sociétale actuelle va considérer qu’une femme qui ne passe pas par la case mère n’est pas tout à fait aboutie ou épanouie... Et puis, ayant moi-même deux filles, j’ai envie qu’elles se sentent elles-mêmes femmes avec les mêmes droits que ceux des hommes. Que ce ne soit pas une bataille... mais une chose évidente.

 

"La Fête des mères" de Marie-Castille Mention-Schaar, en salles le 23 mai prochain.

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