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Pourquoi la mode rejoue Matrix

Biberonnés aux films de science-fiction et confrontés à l’émergence de l’Intelligence Artificielle, les designers virent cyberpunk.
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Qu’est-ce qui distingue l’objet de mode du costume de scène ? Peu de choses à en croire la jeune garde de créateurs, Alexander Wang, Alessandro Michele, Marine Serre et Virgil Abloh en tête. Combinaisons tout cuir – entre Trinity et Catwoman –, lunettes 3D, baskets bioniques, le tout porté par des mannequins cyborg parfois secondés d’un bébé dragon ou d’un caméléon domestiqué...

L’allure de la saison rompt avec des mois et des mois d’ascèse par le biais du cyberpunk – sous-genre de la sacro-sainte science- fiction auquel les Wachowski avec Matrix et Ridley Scott avec Blade Runner ont volontiers cédé dans les années 1980/90.

De la néo-religieuse en pull de chanvre sous soutane matelassée, allégorie du minimalisme, on passe ainsi à la hackeuse sci-fi aussi "dingue d’informatique que rockeuse" (selon les bons mots de l’écrivain américain Bruce Sterling), à l’image de Kylie Jenner en robe bondage, collants logotomisés et surtout lunettes miroir signés Alexander Wang, le 7 mai dernier au MET Gala à New York.

Pilier, au même titre que Nicolas Ghesquière, de la grande famille des futuristo-geeks, ledit Alexander Wang s’inscrit dans une mouvance qui va au-delà du simple opératisme, posant à sa manière les jalons d’une société dystopique où la technologie aurait pris le dessus sur l’humain. Plus qu’un costume, la mode devient alors une carapace pour affronter la machiavélique "I.A.".

Crédit photo : Vittoria Zunino Celotto / Getty Images

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