Quand les femmes et la restauration font bon ménage - L'Officiel
Femmes

Quand les femmes et la restauration font bon ménage

Écoutant les évolutions en cours, Les Grandes Tables du Monde, réunie hier au Royal Mansour, souhaite aujourd’hui s’engager pour améliorer la place des femmes dans la gastronomie et pour tendre, à court terme, vers la promotion d’une égalité des genres au sein des maisons membres de l’association, et plus largement, au sein du secteur. Explications !
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Créée en 1954 à l’initiative de 6 restaurateurs parisiens, l’Association Les Grandes Tables du Monde réunit aujourd’hui, à travers une ambition commune, 174 établissements, répartis dans 25 pays et présents sur 5 continents. Liés par la même volonté de proposer une expérience gastronomique et sensorielle unique, ces restaurateurs sont aujourd’hui les ambassadeurs d’une excellence culinaire rare, qui se vit entre tradition, transmission et novation. Le Bureau des Grandes Tables et son président David Sinapian, se font donc les catalyseurs de cet art de vivre exceptionnel, à travers la promotion d’une haute gastronomie contemporaine, exigeante, engagée et inclusive.

Pour amorcer le débat et nourrir les discussions, l’association a ainsi présenté, à l’occasion de son 64e congrès, une étude mondiale, en vue de dégager les enjeux et objectifs nécessaires pour une gastronomie plus inclusive. Si l’étude révèle aujourd’hui une certaine évolution des mentalités, elle soulève également les problèmes à résoudre et les mesures à prendre pour accélérer l’insertion des femmes dans ce secteur.

"La place des femmes est logique mais la réponse du métier ne l'est pas forcément". Nicolas Chatenier, Délégué Général des Grandes Tables du Monde

Si les interrogées reconnaissent, et se réjouissent, du nombre croissant de femmes qui rejoignent le secteur (20% des maisons sondées affirment d’ailleurs souhaiter recruter davantage de femmes dans les années à venir), les données rassemblées par l’étude montrent que cette évolution mérite de s’accentuer en cuisine. Les femmes sont encore trop « cantonnées » aux métiers de la salle et du service ; en moyenne, on retrouve 8 femmes pour 12 hommes en salle, etseulement 3 femmes pour 14 hommes en cuisine. Plus clair encore, les femmes accèdent moins facilement aux postes à hautes responsabilités tels que chef de rang, chef de partie ou sous-chef. Et comme dans bien d’autres secteurs, la question de l’égalité salariale reste encore taboue. Seuls 41% des établissements contactés ont répondu à cette question, et les réponses collectées pointent vers un écart de salaire de 9,5% en faveur des hommes.

Faciliter et accélérer la présence des femmes dans ces métiers

Pour Nicolas Chatenier : "La question des femmes en gastronomie est un sujet essentiel, porteur d’un message d’évolution positive dans nos métiers. Il ne s’agit pas ici d’opposer hommes et femmes, ce dont nos répondants se gardent bien d’ailleurs, mais de permettre aux femmes d’évoluer à leur juste place et de renforcer leur pouvoir d’action". De ce fait, Les Grandes Du Monde décide aujourd’hui de s’engager autour de 3 grands axes d’amélioration, à savoir: l'égalité de traitement, la médiatisation des femmes, et la fléxibilité des horaires de travail.

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